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RCA : 50 ans d’indépendance, et Après !!!

Bientôt la Rca aura à fêter ses 50 ans depuis son accession à la souveraineté tant nationale qu’internationale. Certes vrai que le peuple centrafricain a eu à festoyer en 1958 pour son accession à l’indépendance vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale qui n’est autre que la France du général De Gaulle. Mais à ce souvenir se trouve mêlé le sang de Barthélemy BOGANDA et de l’empereur Jean Bedel BOKASSA 1èr qui ont eu à payer de leur vie pour avoir cherché à s’affranchir de l’ancienne métropole. Le pays a certes de richesses mais qui ne peuvent profiter au peuple qui croupit dans la misère. Mais qu’analyse la politique de François BOZIZE et ses courageuses décisions, je ne vois transpirer en lui qu’une seule préoccupation : le bien être de son peuple longtemps meurtri.

Jour après jour, la république centrafricaine aura à totaliser en décembre prochain 50 ans d’existence comme Etat souverain et indépendant depuis que ses pères fondateurs ont pu s’affranchir de la domination avilissante de l’ancienne puissance coloniale qui n’est autre que la république Française qui se veut pourtant gardienne et championne des droits de l’homme et des libertés fondamentales reconnus à tout être humain.

Au terme d’une lutte âpre et combien mortelle en terme de revendications politiques et sociales, le peuple centrafricain a pu un certain 1958 accéder à sa souveraineté nationale et internationale. Ce qui le prédisposait au fait à devenir le véritable acteur et juge de son propre devenir, en ceci qu’il devait seul disposer désormais de la jouissance de la plénitude de ses droits sur tout son patrimoine national, sur ses potentialités naturelles et sur le choix de ses options de développement. Mais 50 ans après soit 18.250 jours, le constant est plus que amer : jamais l’indépendance tant vantée et pour laquelle des milliers de centrafricains ont payé de leur sang n’a été effective. La France continue à régner en seul maître incontesté sur l’Etat Centrafricain. Pas une seule décision politique et économique sérieuse ne peut être prise sans avoir au préalable pris soins de requérir l’avis du politique Français qui n’a pas du tout la volonté d’affranchir définitivement le peuple centrafricain. C‘est quasiment la situation d’un chien qui se croit libre, mais dont pourtant le responsable assure l’entier contrôle de ses mouvements en le maintenant en laisse. Il peut bien avancer, faire de mouvements de tout genre, sauter, se lancer à l’assaut d’un voisin jugé encombrant aussi longtemps que son maître approuve ses gestes et son comportement. A tout moment, il suffit que son maître actionne la laisse pour le paralyser. C’est bien ça ce qui semble être malheureusement la situation de l’Etat Centrafricain.

A l’instar du reste de pays africains, la Rca est comme cet enfant des 50 ans mais dont les parents considèrent à tort qu’ils doivent continuer à avoir le dernier mot sur tout ce qui le concerne. On ne le lui laisse au fait aucune initiative sérieuse en dépit de son age révolu et le prédisposant à s’assumer en tant que personne majeure. Evoluant dans l’arène internationale et où la loi du plus fort est toujours la meilleure, la Rca ne pouvait pas aussi facilement se passer de mécanismes de domination et de dépendance des anciennes colonies vis-à-vis de leurs anciennes puissances colonisatrices. L’architecture des relations internationales au niveau des rapports entre Etats-Nations est ainsi modelée et seuls ceux de dirigeants politiques qui s’en accommodent peuvent être rassurés de se maintenir longtemps au pouvoir. Plusieurs de ceux ont tenté de rompre ces liens de dépendance ont été chassé du pouvoir comme de chiens, et les plus malheureux d’entre eux ont eu à payer de leur sang leur recherche effrénée de l’indépendance vis-à-vis de l’ancien maître-colon. Et comme pour paraphraser l’ancien chef de l’armée coloniale Belge au Congo Léopoldville, le sinistre général Jansess : « avant l’indépendance ═ après l’indépendance ».

Pour n’avoir pas su bien assimiler cette donne internationale, Patrice Emery LUMUMBA du Congo Kinshasa, Augusto NETO de l’Angola, Samora MACHEL de la Namibie, Ell SADATE de l’Egypte, le jeune talentueux capitaine burkinabé Thomas NSAKARAH l’empereur Jean Bedel BOKASSA premier, Barthélemy BOGANDA de la Rca… pour ne citer que ceux-ci ont été tous arrachés brutalement à l’affection de leurs. Désormais ils sont privés de jouir de rayons solaires et ne peuvent plus non plus présider à la destinée de leurs tendres patries pour lesquelles ils ont pourtant combattu en vue du bien être de leurs peuples respectifs.

Ainsi sont faites les relations internationales qui sont structurées de façon à ce que les indépendances politiques tant vantées soient vidées de leur substance vitale. Les indépendances politiques ne servent au fait qu’à se donner bonne impression face à l’opinion publique internationale et à endormir les relents vindicatifs des peuples dominés. Rares sont les chefs d’Etat et autres hommes politiques qui ont su lutter au péril de leur vie pour s’affranchir de la domination extérieure. Nous citons à titre purement indicatif le bouillant chef de la Jamahiriya Libyenne, le colonel Mouammar Ell Kadhafi qui a su lutter pendant plus des 20 ans en faveur de l’indépendance de son peuple. Seul lui préoccupait le bien être de son peuple afin qu’il puisse disposer librement de sa manne pétrolière. Mais il faut cependant avouer que pour n’avoir pas su entraîner dans son juron d’autres leaders politiques sur le continent disposaient de développer le même réflexe, se sentant davantage isolé, le président Kadhafi a été obligé de regagner les rangs en suivant les directives de dirigeants du monde occidental qui sont au fait les vrais gendarmes de l’humanité. Les finances publiques du peuple Libyen ont été fort sollicitées pour permettre à son guide de voir la longévité de son pouvoir politique prolongée. De concessions non de moindres ont été faites envers les occidentaux. C’est bien ça la règle du jeu pour continuer à être accepté à la cour de grands. De gens comme le raïs irakien, feu SADDAM Hussein, ont été arraché brutalement de la terre pour n’avoir pas su bien danser le tango. Kadhafi lui a su souffler le chaud et le froid, ce qui lui a valu l’acquisition de la nouvelle notoriété internationale. Autre fois hôte encombrant, désormais le tapis rouge peut lui être déroulé dans toutes les principales occidentales. Récemment il a pu même poser sa tente bédouin en plein Paris et promener ses célèbres amazones le long des champs Elysés.

50 ans après l’indépendance de son pays, le président François BOZIZE a devant lui deux choix judicieux et combien périlleux à faire : continuer à dire aveuglement oui à la France ou s’affranchir de cette dépendance pour redonner de la joie à son peuple.

Tout le monde le sait peut être bien, la misère du peuple centrafricain n’exige plus un dessein pour être palpée. En dépit de ses diverses richesses naturelles, le peuple croupit dans la misère la plus noire. Privée de la littorale, son enclavement fait qu’il dépend pour beaucoup de ses exportations. Avec la rupture de charges et le différentiel transport, tout coûte les yeux de la tête en Rca. Et les successeurs de François BOZIZE ne lui ont pas du tout facilité les choses. Quasiment tous les présidents qui ont précédé BOZ au pouvoir ont laissé des ardoises importantes d’arriérés de salaires non payés aux salariés. Ajoutés à cela le poids de la dette extérieure et toute la dette intérieure, le président François BOZIZE a devant lui que de problèmes à résoudre. Difficile même qu’il s’occupe de son propre programme de développement face aux engagements pris devant son électorat. La succession de mutineries a fini de mettre toute l’économie centrafricaine à genoux. L’essentiel du fleuron de l’économie de ce pays a été anéanti par toutes ces guerres internes. Quasiment toutes les grosses usines ont été détruites et ne sont plus qu’un lointain souvenir pour les banguissois et les banguissoises qui en parlent avec larmes aux yeux. Et tout cela a comme conséquence malheureuse le gonflement de rangs de chômeurs avec tous ces anciens travailleurs d’usine qui se retrouvent sur le pavé.

C’est ici pour nous l’occasion favorable de saluer certaines initiatives louables initiées par le président François BOZIZE au profit de son peuple meurtri et mal servi par les différents régimes politiques anciens. C’est au fait au péril de sa vie que François BOZIZE a du poser certains gestes que plus d’un avant lui n’avait jamais osé. Quand nous en analysons le contour, il faut lui reconnaître un courage politique exceptionnel et un haut patriotisme pour améliorer le vécu quotidien de son peuple qu’il chérit tant. C‘est vraiment avec un cœur de pasteur qu’il a pris tous ces risques. Et voyons en quelques uns :

  • Vente de la concession d’uranium : longtemps considérée comme réserve stratégique de l’Etat français, aucun président de la Rca n’avait eu présent à l’esprit la petite idée de vendre cette concession. Tous quasiment ont plus privilégié leur pouvoir que de se mettre la France sur le dos. Certains amis m’ont avoué que jadis quand vous parliez de l’uranium en Rca, la sécurité vous fichait. Mais devant la misère de son peuple, BOZIZE n’a pas tenu compte de sa propre vie et encore moins de la réplique de l’Etat français. Il a vendu cette réserve d’uranium dont on dit à forte teneur pour permettre au trésor public d’être renfloué et permettre ainsi à son peuple de bénéficier de toutes les retombées en amont comme en aval de cette mine. Certes vrai que de centaines de milliers d’emploi bien rémunérés vont être crée et l’assiette fiscale va être élargie. Et ça, il n’y a que celui qui aime son pays qui peut se mettre la France sur le dos. A l’annonce de cette courageuse décision politique lourde de conséquences, beaucoup de mauvaises langues avaient au fait juré la fin du règne de François BOZIZE. Les faux prophètes promettaient même la foudre française sur la tête de BOZIZE. Mais l’homme est resté serein en ne voyant que le bonheur de son peuple qui passe par l’appropriation de tout son patrimoine. Il est à signaler que la présence de cette carrière d’uranium va entraîner une série d’autres unités de production pour appuyer cette future grande activité. C’est notamment la construction d’un grand barrage électrique, d’une unité de captage d’eau. Donc il y a à manger et à boire pour le peuple. Il n’y aura pas que les enfants de BOZIZE qui vont bénéficier de toutes ces retombées, tout centrafricain peut désormais faire acte de candidature.
  • Construction d’une nouvelle ville sur l’île de singes avec des fonds arabes : naïvement plusieurs ont eu à crier à la trahison par le rapprochement aux fonds d’Alqaïda. Qui dit Alqaïda fait penser à l’aliénation de la Maison Blanche. BOZIZE a pris ce gros risque.
  • Ouverture d’un guichet unique au port de Douala : En dépit de détournement, cette initiative combien louable permet désormais au ministre des Finances de maîtriser le volume de transactions à la source. Ce qui lui permet de mieux faire ses projections au niveau des engagements du gouvernement national.
  • Privatisation de l’hôtel du Centre à Bangui : les ennemis du peuple se contentaient de laisser ce bel hôtel se mourir pendant qu’ils passaient y consommer gratuitement au compte de l’Etat. Mais grâce au courage politique de BOZIZE, non seulement l’hôtel est sauvé, mais le trésor public a été renfloué par le nouveau patron de l’hôtel.
  • L’implantation de nouvelles banques : ce grand pays qu’est la Rca n’avait en tout et pourtant que 3 banques évoluant dans un système pyramidale où toute décision ne venait que de l’extérieur. Mais grâce au courage de BOZIZE davantage de nouvelles banques d’affaires et de développement sont signalées. Ce qui ne va pas tarder à produire la richesse supplémentaire.

Voilà autant d’initiatives courageuses qui nous amènent à croire que réellement le président François BOZIZE est sur le même chemin que les leaders comme Kadhafi, Chavez et autres Lumumba. Au péril de sa vie, il prend des décisions et engagements risqués avec seul souci de voir son peuple sortir de son malheur infernal. Certes vrai que son régime a aussi ses faiblesses qu’il faille corriger. Mais en voyant sans sentiment la balance, objectivement elle penche du côté positif. Le chemin est encore loin certes, mais du moins l’avenir peut être permis avec François BOZIZE. Son peuple doit l’appuyer pour que demain il ne voit pas un autre énergumène venir anéantir tous ces sacrifices. Avec de telles initiatives, quoi de plus normal que dans certaines officines occidentales, de plans diaboliques soient concoctés pour faire payer à BOZIZE son courage et son nationalisme. La présence de toutes ces rebellions qui font la loi au nord du pays en est une suffisante illustration.



Article ajouté le 2008-11-27 , consulté 18 fois

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