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CATASTROPHE HUMANITAIRE EN RCA

 

Lu pour vous dans Afrique Echos Magazine du 17 sept "Centrafrique : 285.000 déplacés de guerre et 420 enfants qui meurent par semaine"

 

Afrique Echos magazine 17 Septembre 07



Dans une indifférence quasi générale, la République centrafricaine vit une catastrophe humanitaire majeure décriée par l’UNICEF qui estime à 285.000 personnes le nombre de déplacés de guerre pris entre les violences des rebelles, des bandits, et les opérations de ratissage des forces gouvernementales. Ces populations trouvent globalement refuge dans la brousse, dans les champs, ou carrément à l’étranger au Cameroun et au Tchad voisins. Le nombre de personnes victimes à divers titres de cette guerre est estimé par l’ONU au quart de la population centrafricaine, soit 1 million de personnes. Un autre indicateur alarmant, la mortalité infantile est de 420 enfants par semaine.


Une issue proche semble plus incertaine selon des Nations-Unies qui soulignent le faible impact des accords sporadiques avec certains groupes rebelles. Ce qui anéantit forcément les efforts de certains ministères pour attirer des investisseurs inquiets sur les conditions de sécurité qui se dégradent continuellement. Parmi les nombreux handicaps : dans le couloir Bangui - Douala, seule voie de désenclavement, on enregistre depuis mars 2007 de pillages et harcèlements systématiques des forces de contrôle, armées jusqu’aux dents, qui terrorisent les voyageurs, qu’ils soient paysans centrafricains ou convoyeurs camerounais. Il faut dire qu’en territoire camerounais, les voyageurs centrafricains subissent à peu de chose près la même chose.


D’un autre côté, certains groupes rebelles, ainsi que des groupes criminels, continuent à pratiquer les attaques à mains armées. Des violences qui n’épargnent pas les organisations humanitaires ainsi que la mission de l’ONU cibles de violences ces derniers mois. Des coopérants italiens kidnappés, une volontaire de MSF tuée, un convoi de l’ONU attaqué, sont quelques faits qui ont marqué des esprits. Une insécurité aggravée par les représailles des forces gouvernementales (FACA) sur des populations soupçonnées de soutenir les rebelles. Certaines ethnies du nord-ouest sont particulièrement concernées par ces ratonnades.


Bangui entre épidémie, banditisme galopant et une économie anémiée



A Bangui la capitale le tableau n’est guère plus reluisant : l’eau courante est rare et n’est potable que de nom. La méningite, endémique au nord, sévit désormais à Bangui depuis des mois et les vaccins sont trop chers pour la population. Les fonctionnaires sont payés très sporadiquement et cumulent des arriérés de plus de 40 mois. Les prix des denrées alimentaires explosent en même temps à cause notamment de la hausse des coûts de production et de transport liée aux conditions de sécurité sur les routes. Les coupures d’électricité, aussi imprévisibles que omniprésentes, peuvent durer jusqu’à 18 heures d’affilée.


Au Cameroun où la vie n’est pas facile non plus, les Centrafricains affluent pour chercher une vie meilleure à Douala ou ailleurs. Leurs conditions de vie y sont parfois désastreuses et humiliantes dans certains quartiers.



Article ajouté le 2007-09-21 , consulté 76 fois

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