Bangui - Les rapides de l'Oubangui
Pour les travailleurs indigènes, ce n’est que partie remise. Un autre projet, dévoreur d’hommes, les attend vers le sud. La construction du CFCO, Chemin de Fer Congo-Océan qui doit relier Pointe Noire à Brazzaville sur 512 kilomètres. Un chantier à ce point inhumain, que de nombreux Européens (André Gide et Albert Londres, entre autres) sont effrayés par les conditions de travail des indigènes, et font part de leurs doutes ou leurs dégoûts à leur retour en métropole. Durant les 10 ans d’enfer, de 1924 à 1934, sur les 125 000 hommes recrutés de force, 25 000 meurent d'épuisement, de maladie ou victimes de mauvais traitements.
Jusqu’en 1940, le problème majeur de Bangui, pour les Français, reste son enclavement. Il faut environ 10 jours pour rejoindre Brazzaville par le fleuve et plus de 40 jours pour arriver jusqu’à Paris. Les colons ne se bousculent pas et l’essentiel de la population blanche est constitué d’administratifs et de militaires.
Jusqu’en 1940, le problème majeur de Bangui, pour les Français, reste son enclavement. Il faut environ 10 jours pour rejoindre Brazzaville par le fleuve et plus de 40 jours pour arriver jusqu’à Paris. Les colons ne se bousculent pas et l’essentiel de la population blanche est constitué d’administratifs et de militaires.

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