Premier prêtre Oubanguien ordonné
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Oubangui-Chari fut l'une des premières colonies à se rallier à la France libre, au mois d'août 1940.
Après le conflit, le régime colonial s'assouplit légèrement. Une loi de 1946 abolit le travail forcé.
Les bouleversements apportés par la colonisation, la conscription, la politique et l’urbanisation en particulier, ont mis en contact des peuples d'ethnies différentes, nécessitant une langue commune pour la communication quotidienne. La volonté des colons est de faire du français cette langue. Mais la scolarisation, bien que mise en avant dans les discours officiels, reste anecdotique. C’est le sangho, la langue du commerce, qui touchant toutes les ethnies devient naturellement la langue commune. Le français lui demeure élitiste.
Un des premier ressortissant de l’Oubangui-Chari à être ordonné prêtre en 1938, Barthélemy Boganda (1910-1959) est élu député à l’Assemblée nationale française en 1946, année où l’Oubangui-Chari devient officiellement un «territoire d’outre-mer». En 1949, il fonde le Mouvement pour l’évolution sociale de l’Afrique noire (MESAN) et organise la lutte pour l'émancipation de son peuple.
En 1958, le pays devient officiellement la République Centrafricaine au sein de la Communauté française. Boganda est Premier ministre. Il tente, avec le Congo et le Tchad, de constituer une union des États de l'Afrique latine, ouverte à l’adhésion des territoires portugais. Mais le 29 mars 1959, Il est victime d’un accident d'avion dont les origines restent à élucider.
Après le conflit, le régime colonial s'assouplit légèrement. Une loi de 1946 abolit le travail forcé.
Les bouleversements apportés par la colonisation, la conscription, la politique et l’urbanisation en particulier, ont mis en contact des peuples d'ethnies différentes, nécessitant une langue commune pour la communication quotidienne. La volonté des colons est de faire du français cette langue. Mais la scolarisation, bien que mise en avant dans les discours officiels, reste anecdotique. C’est le sangho, la langue du commerce, qui touchant toutes les ethnies devient naturellement la langue commune. Le français lui demeure élitiste.
Un des premier ressortissant de l’Oubangui-Chari à être ordonné prêtre en 1938, Barthélemy Boganda (1910-1959) est élu député à l’Assemblée nationale française en 1946, année où l’Oubangui-Chari devient officiellement un «territoire d’outre-mer». En 1949, il fonde le Mouvement pour l’évolution sociale de l’Afrique noire (MESAN) et organise la lutte pour l'émancipation de son peuple.
En 1958, le pays devient officiellement la République Centrafricaine au sein de la Communauté française. Boganda est Premier ministre. Il tente, avec le Congo et le Tchad, de constituer une union des États de l'Afrique latine, ouverte à l’adhésion des territoires portugais. Mais le 29 mars 1959, Il est victime d’un accident d'avion dont les origines restent à élucider.


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